Le vendredi 6 et le samedi 7 mars se tiendront des rencontres autour du nucléaire belge, au CC KALI à Liège (32 Rue Saint-Thomas).
Aucun doute, la Belgique est pleinement nucléaire. Par le Congo qu’elle a colonisé et où se trouvaient les premières grandes mines d’uranium au monde, celles qui ont servi à approvisionner le projet Manhattan, par ses centrales nucléaires et son réseau électrique, par ses usines de combustible nucléaire, par son centre d’expérimentation à Mol, par ses déchets et ses résidus radioactifs, mais aussi par ses budgets alloués au nucléaire et sa relance par le gouvernement Arizona, par les travaillereuses de son industrie et par ses ogives états-uniennes, la Belgique irradie.
Nous proposons de discuter pendant deux jours de cette Belgique nucléaire. Tout à la fois par ce qu’elle est : son rapport colonial au minerai radioactif, ses déchets, ses cuves fissurées. Par ce qu’elle va être : son démantèlement. Et par ce qu’elle pourrait être : peuplée de petits réacteurs « smart et modulaires », territoire contaminé par la catastrophe, sous-sols emplis de déchets radioactifs.
Au programme : présentations thématiques, discussions, projection, lectures de textes sous ambiance sonore, repas, concerts.
Rencontre et discussion autour du (super) livre de Sophie Houdart aux (supers) Editions des mondes à faire, intitulé « Ce qui territoire qui, comme une pulsation… », en présence de Sophie Houdart ainsi que d’Amandine Guilbert et de Rémi Eliçabe (éditeur.ices, sociologues). Sophie Houdart est anthropologue, directrice de recherche au CNRS au
sein du Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative (LESC) de l’Université Paris Nanterre.
Que signifie vivre dans un monde contaminé par de faibles doses de radioactivité ? C’est la question que Sophie Houdart se pose depuis l’accident nucléaire de Fukushima Daiichi survenu le 11 mars 2011. Au terme d’une longue enquête ethnographique menée auprès d’un petit groupe de personnes habitant Tōwa, à une cinquantaine de kilomètres de la centrale, elle restitue la texture de ce territoire et décrit comment, année après année, les repères n’ont cessé de changer. On voit comment les habitants et les agriculteurs cherchent à comprendre leur nouvel état du monde, en expérimentant auprès de scientifiques engagés les liaisons et déliaisons qui font leur quotidien.
𝟏𝟓𝐡𝟑𝟎 Ouverture
𝟏𝟔𝐡𝟎𝟎 Introduction sonore (Glissement de Terrain)
𝟏𝟔𝐡𝟏𝟓 Présentation et discussion de la brochure Microfissures. Le nucléaire en Belgique, par son collectif d’auteurices Microfissures
𝟏𝟕𝐡 Interlude-lecture
𝟏𝟕𝐡𝟏𝟎 Table ronde 1
-Les SMR en Belgique, par Mathias Sabbe (Uliege)
-Les déchets en Belgique, par Céline Parotte (Uliege)
𝟏𝟖𝐡𝟏𝟓 Interlude-lecture
𝟏𝟖𝐡𝟒𝟓 Table ronde 2
-Fissures et vieillissement, par Martin Denoun (Uliege)
-Démantèlements nucléaires, par Ange Pottin (Université Bourgogne Europe)
𝟏9𝐡𝟒𝟓 Interlude-lecture
20h Repas prix libre
21h Projection de la vidéo _absences_ du collectif Ø.
21h30 Concert Microfissures (Olivier Praet) + Glissement de Terrain (Atelier de Pratique Sonore D1CG)
Au plaisir de vous y voir !?
Antinucléairement vôtre
28/02/2026