Nos groupes et projets

Voici quelques groupes portés par différent.es gravitantes* de Bure et d’autres en création ou en projet.

*celleux qui vivent, celleux qui passent parfois ou souvent à Bure !

 

La coordination Stop­Cigéo

La coordination Stop­Cigéo qui se réunit depuis plusieurs années à Bar-­le­-Duc, fonctionne en cooptation et réunit des représentant.e.s des différentes associations en lutte contre le projet Cigéo et des autres composantes de la lutte, ainsi que des individus très investis et constants dans la lutte depuis parfois plusieurs années. Les réunions de la coordination ont un caractère confidentiel et concentrent les aspects organisationnels et décisionnels sur la complémentarité des pratiques et despositionnements au sein de la lutte contre Cigéo.­

L’assemblée de lutte

L’assemblée se veut être un espace inclusif et ouvert aux curieux·ses, riverain·es aussi bien qu’aux opposant.e.s locaux/locales comme parfois lointain·es (comités de soutiens et groupes antinucléaires partout ailleurs). L’assemblée de lutte n’a pas vocation à être décisionnelle mais plutôt informative et discursive : elle est l’espace de mise en commun des agendas, des informations des différentes composantes de la lutte et le lieu de discussion de fond des grandes préoccupations

Bure Juridique

L’un des groupes de travail parmi les plus constants et actifs, avec la participation de juristes et d’avocates, de professionnels forestiers, géologues, naturalistes, etc. ainsi qu’un bon nombre d’individus actifs au sein des associations et collectifs de lalutte. Ce groupe se concentre principalement sur les plaintes administratives à l’encontre du projet Cigéo et autres projetsnucléaires dans le territoire.

Le GRADOC

Groupe d’étude des documents juridiques et administratifs de l’Andra et affiliés est le pendant de Bure Juridique, un groupe de travail qui se réunit chaque trimestre pour débroussailler les documents adverses et fournir lamatière à la fois à des recours juridiques et à la fois à une vulgarisation de l’information technique

L’Anti-répression / Legal Team

Deux groupes existent, aux rôles distincts :

L’anti-répression rurale (ARR)

C’est un groupe qui agit en soutien aux personnes qui font face à la justice. Pour soutenir ces personnes et les aider à financer leur procès, envoyez vos dons à Cacendr, notre caisse anti-rep (collectif d’action contre l’enfouissement des déchets radioactifs). Merci !

Comment envoyer des dons à l’anti-rep ?

Si vous recevez une convocation ou que vous avez des frais à payer, merci de prendre contact avec arr (at) riseup (point) net.

La Legal Team

En réponse à la répression, nous avons créé une équipe de soutien juridique en présence permanente sur Bure. Elle a pour objectif de recueillir les informations relatives à la répression, pendant les manifestations ou en dehors et de soutenir les personnes arrêtées ou entendues par la police et leurs proches. La legal team n’est pas composée de professionnel.les et n’a pas vocation à se substituer aux avocat.es. En revanche, elle a constitué un réseau d’avocats et un nom d’avocat à appeler en cas d’arrestation sera diffusé pour chaque action.

Un brief legal a été édité par la Legal Team, il est primordial de le lire. Vous y trouverez les principaux conseils avant de partir en action, en cas de contrôle d’identité, etc. Les jours de mobilisation, un numéro de téléphone diffusé le jour même est mis en place pour signaler les interpellations. Pour creuser plus ces questions, lire « Face à la police, face à la justice« .

Brochure « État des lieux de la répression à Bure » (màj septembre 2019)

Auto-école, la roue libre

Conduire dans le sud meuse est une problématique épineuse. Entre les contrôles routiers à l’emporte pièce, l’isolement géographique et l’absence de transports, avoir le permis a un côté pratique.

Pour éviter de payer 2000€ et d’apprendre la conduite avec un.e moniteurice à la pédagogie parfois douteuse et aux affinités limitées, il est possible de passer son code et son permis en candidat libre.

Pour se préparer, rien de plus simple, des sessions de code collective comme à l’auto école mais à la maison entre copaines. Pour la conduite, il faut une voiture à double commande (on en a une, si si!) et un.e accompagnateur.ice ayant plus de 5 ans de permis.

À partir de là, il n’y a plus qu’à aller hanter les routes sud-meusiennes dans l’attente du jour J en espérant ne pas croiser le fléau des campagnes aussi connu sous le nom de gendarmerie. En effet même si tout est légal dans le tuyau exposé ci-dessus,.la marée-chaussée ne connait pas forcément les recoins cachés de la « réforme Macron » et ont la tendance à être facheusement tatillons à proximité du projet de toilettes nucléaires.

Plus d’infos dans la brochure où on a piqué l’idée : « L’auto-école buissonnière » big-up à celleux qui l’ont fait.

Contact : larouelibre [at] riseup.net

Automédia

L’automedia c’est quoi ?

L’existence d’un groupe automedia, aussi bien pendant les grands événements qu’au quotidien, a plusieurs buts :

  • Produire nous-mêmes nos propres contenus d’information sans dépendre du bon vouloir des medias classiques (souvent détenus par des capitaux privés)
  • S’affranchir des stéréotypes véhiculés par certains journalistes, en décidant nous-mêmes de la manière dont on se présente
  • Éviter l’écueil du porte-parolat (souvent imposé par les formats interviews des grands medias) et diversifier les prises de paroles
  • Multiplier les formats (textes, videos, photos, son, affiches, sites web…)
  • Apprendre collectivement à gérer l’information, sortir de l’appréhension qu’on a toutes et tous face aux media et à l’enjeu de la communication
  • Faire une veille médiatique, pour savoir ce qu’on dit de nous dans les medias et pouvoir y réagir si besoin

C’est qui ?

Ce groupe est à géométrie variable : de nombreuses personnes y participent de plus ou moins loin, d’une manière ou d’une autre. Nous travaillons à ce que l’automedia soit le plus large et inclusif possible, ce qui ne va pas de soi et demande des remises en cause permanente de nos propres modes de fonctionnement ! Ca n’est pas toujours facile, mais c’est comme ça qu’on avance.

Comment ça marche ?

Pour parvenir aux objectifs un peu ambitieux qu’il se fixe, l’automedia de Bure s’est doté au fil du temps de quelques outils :

  • Des moyens de diffusion : le site bureburebure.info, le facebook Bure a Cuire, le twitter @ZIRAdies, des listes de diffusion mail comme « bloquonscigeo »
  • Une interface de contact avec les journalistes, utilisées aussi collectivement que possible pour éviter le porte-parolat :  l’adresse mail automedia.bure [at] riseup.net
  • Un carnet d’adresse un peu touffu, des réseaux de copains et de copines en lutte partout en France et dans le monde qui peuvent nous aider à faire entendre notre voix
  • Des habitudes de travail collectif : relectures de texte à plusieurs, outils collaboratifs (type pad en ligne), travail en commun sur les affiches, les appels etc.
  • Des logiciels libres ! pour produire, modifier, anonymiser, publier des contenus.

Jusque là, tout ça nous a permis de donner une bonne visibilité à la lutte contre Cigéo. Mais il faut toujours être vigilant.es pour garder un cap juste, éviter le sensationalisme, renouveler notre ton, ne pas confisquer la parole à des personnes subissant des oppressions, ne pas devenir des geeks des réseaux sociaux etc. On apprend aussi de nos erreurs !

Informatique

Un célèbre proverbe dit « Un bon ordi est un ordi qui brûle« . Parfois, on se risque à utiliser l’ordinateur, les internets etc. Ce n’est pas notre seule contradiction, cependant on essaie dans la mesure du possible d’utiliser de manière sécurisée des logiciels libres. Nos ordis tournent plutôt sous Debian ou Tails, on navigue avec Tor et Bitmask tourne en fond, on encombre les serveurs de riseup etc. Pour plus d’informations, lire « L’informatique, se défendre et attaquer » et le « guide d’auto-défense numérique« .

Legal Team

(voir Anti-répression, plus haut)

Terres de Bure

Parce que les questions foncières et agricoles sont au cœur de la lutte, mais aussi de nos projets de vie et d’installation, nous avons fondé le collectif « Terres de Bure ». Les préoccupation de ce groupe à la composition mouvante sont multiples :

  • Alerter sur les pratiques de l’Andra au niveau foncier (lire notamment la brochure sur l’accaparement foncier, et l’entretien avec Jean-Pierre)
  • Défendre la réappropriation de la terre par ceux qui la cultive, à travers une dynamique de squat agricole sur des terres mises en réserve par la safer pour l’andra. En 2017, les champs squattés près de l’ancienne gare de Luméville sont plantés de blé, de patates et d’oignons.
  • Mettre en place sur le long terme les moyens de notre autonomie alimentaire.

Contact : terresdebure [at] riseup.net

Traduc’Bure

Nous avons besoin d’aide pour traduire les articles publiés sur bureburebure.info, ainsi que certains tracts et brochures que nous écrivons et/ou que nous partageons ici. Les traductions peuvent se faire en n’importe quelle langue.

Nous communiquons via une boite mail. Si vous souhaitez participer, chouette ! Il vous suffit d’envoyer un mail à traductions-bureburebure[a]riseup.net

Un grand merci d’avance pour votre aide !

La médic

La médic se réunit principalement à l’approche de mobilisations où sont susceptibles d’être blessées des personnes.Elle assure une prise en charge de premiers secours confidentielle et respectant le consentement des personnes.

Anarchist Bure Cross

Créé en 2016, c’est un groupe de soutien aux prisonniers politiques et de lutte contre les prisons qui s’inscrit dans la tradition politique anti­-carcérale de l’anarchist black cross, un réseau anarchiste qui lutte depuis 1900 pour l’abolition des prisons et le soutien aux prisonniers politiques.

https://anarchistburecross.noblogs.org/anarchist-bure-cross/

Contact : aburecross [at] riseup.net

Mais aussi…

La boulangerie, l’herboristerie, les différents projets agricoles et de maraîchage, les chantiers collectifs, les sorcières de Bure (groupe phyto)…