Fikssion (la pangoline)

Ils ont matraqué au nom du capital.
Bactériologique ou nucléaire,
la pangoline déclare la guerre.

Ça fait déjà longtemps qu’elle observe. Elle voit le monde. Elle voit la méditerrané rouge, les frontières qui se dressent au nom de la sécurité, et le pétrole qui coule dans les veines, le capital vital. Elle voit les forêts brûler, les êtres vivants en captivité, des espèces en voie d’extinction, d’autres éteintes. Elle sait que les sienNNES disparaissent aussi, braconnéES par l’homme, braconnéES pour l’argent.

Ça fait déjà longtemps qu’elle observe.
Elle détient assez d’armes. Elle a perçu assez de moyens pour mettre un terme a ces massacres.
Faire tomber la mascarade.
Elle a vu les guerres, Elle a contemplé les religions, elle a fuit les supermarchés, elle a fait le tour des centrales, des icebergs, des forêts, des armes à feu.
Elle est allée au Chiapas, elle y a découvert une grande jouissance.
Oui, c’était possible de vivre.

C’était possible, mais les hommes avaient choisi la survie des plus riches, et avaient ensemble créé le temple du capitalisme.

La pangoline, a choisi le virus.

Elle avait vu.
Dans ce monde connecté, ou en quelques heures, on faisait le tour de la terre, ou la nourriture affluait du monde entier, ou les échanges étaient décuplés, la pangoline a opté pour le virus.

Elle a longuement hésité, le nucléaire trottait dans sa tête.
Imagine-toi disait elle, plus d’électricité, plus d’écrans, plus de vies volées au profit des terres rares, plus d’informations ultra connectées,… Des vies a réinventer.

Mais chaque chose en son temps.

Aujourd’hui, le confinement décime l’économie, le capital et les multinationales.
Enfin. Elle a cru.
Elle a cru que la maladie serait sans frontières, sans classe, qu’enfin les riches auraient peur. La mort, incontrôlée, incontrôlable, subie et vécue dans l’effroi constante.

Seulement, la production ne sait pas arrêtée, l’économie à perpétrée. La nourriture afflue, la classe populaire ne semble pas confinée, exposée au travail, travail de survie, glorifiée, l’État en fait des martyrs.
Sacrifice de toutes et tous pour la loi du marché. Ciao la santé, byebye les prolos.

Maintenant, la pangoline est de nouveau en train de s’organiser, préparer l’attaque des lignes très hautes tensions. Tout couper, pour tout tuer et tout faire renaître.

Elle sait qu’en ce moment, les centrales fonctionnent à effectif extrêmement restreint, l’énergie vaut bien plus que des vies. Fusion des corps. L’enceinte de confinement s’est élargie, nous sommes devenuES le cœur. Nous ne demandons qu’à refroidir pour imaginer à tête reposée de nouvelles vies.
Si les centrales ne sont pas mises à l’arrêt, nous exploserons en paillettes ciselées, tranchantes et vivantes.

Qui de l’enceinte ou du confinement aura raison de l’autre.

La pangoline sait que la routine actuelle assassine des milliers de vies, mutiles des millions d’autres et en asservis des milliards.

Continuer comme avant, hors de question, continuer comme avant c’est mourir.

Elle se lève pour lutter. Lutter. La Liberté, la Solidarité, ces mots fredonnent ses lèvres.
Elle chante la pangoline.
Ce chant est si fort, si grand.
Elle est des milliards la pangoline.
Elle est partout.
Elle est en nous.

Que vive ces chants de révolte.

Récit d’une pangoline axé sur le territoire français.

On pourrait aussi discuter de pétrole, de guerres chimiques, et d’explosifs. Avis à toutes vos imaginations.

12/04/2020

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