Tchernobyl, 40 ans de catastrophe : serions-nous prêts en 2026 ? Communiqué de presse de la Coordination anti-nucléaire

publi´e sur sortirdunucleaire.org

Le 26 avril 1986, a eu lieu une des plus effroyables catastrophes industrielles que le monde ait connues. Ce jour-là, une explosion nucléaire civile a marqué pour toujours les esprits : Tchernobyl.
40 ans après ce funeste jour, nul ne peut honnêtement nier le nombre de personnes décédées ou atteintes de cancers irréversibles, ni les territoires où la vie est devenue impossible.

Par solidarité avec les victimes, tout comme avec celles des bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki, et celles de Fukushima, la Coordination Anti-Nucléaire, regroupant des organisations nationales et locales, a organisé ces 25 et 26 avril une action symbolique pour rendre visibles les zones d’exclusion [1] qui seraient mises en place autour des centrales françaises en cas d’accident nucléaire.
C’est dans cette optique qu’autour de plusieurs installations nucléaires [2], existantes ou en projet, à l’entrée de leur périmètre de Plan Particulier d’Intervention (PPI) [3], les militant⋅es anti-nucléaires locaux ont posé des pancartes sous les panneaux d’agglomérations où il est noté : « zone à évacuer en cas d’accident nucléaire »

Nos organisations demandent au 1er ministre que des panneaux officiels soient installés autour des centrales et toutes les autres installations nucléaires comportant la mention de dangerosité liée à un accident majeur possible et l’exclusion de ce territoire qui en découlerait.

Par cette action, nous voulons rappeler aux autorités et surtout à la population qu’un accident atomique a de graves conséquences sur la vie des habitant⋅es des territoires impactés qui se voient obligé⋅es de tout quitter du jour au lendemain, ainsi que de graves conséquences environnementales, sanitaires et économiques pour des décennies, et même des siècles dans certaines zones.

Et cela est un fait indéniable malgré les manipulations et la propagande menées depuis des années par les lobbyistes de l’industrie nucléaire, civile et militaire, qui sont au pouvoir. Leur mensonge est une preuve flagrante du mépris dont l’industrie nucléaire fait preuve à l’égard des populations, en particulier des victimes, adultes et enfants.

Nous n’oublions pas.
Nous continuerons de lutter pour que cette industrie et ses bombes soient mises hors d’état de nuire définitivement.

La coordination anti-nucléaire


Notes

[1Zone d’exclusion : Périmètre immédiat entourant une installation nucléaire accidentée, dont l’accès est interdit et où toute résidence permanente est impossible en raison d’une contamination radioactive rendant le territoire impropre à la vie humaine.

[2INB (Installation Nucléaire de Base) : Sites soumis à une réglementation spécifique en raison de la nature ou de la quantité de substances radioactives présentes (centrales nucléaires, usines de traitement du combustible, centres de stockage de déchets, réacteurs de recherche, etc…).

[3PPI (Plan Particulier d’Intervention) : Dispositif local établi par le Préfet pour gérer les populations proches d’un site industriel à risque. Il définit les mesures d’alerte, de mise à l’abri (confinement) ou d’évacuation en cas d’accident majeur.

02/05/2026

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    on écrivait ça
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