Article publié initialement sur le site de La Méandre
Le Collectif La Méandre, occupe depuis le 1ᵉʳ janvier 2011 des hangars du Port Nord de Chalon-sur-Saône, suite à la décision de la CCI de ne pas renouveler notre bail nous sommes occupants sans droits ni titres depuis le 1er janvier 2026
Aujourd’hui, La Méandre est menacée d’expulsion.
Dans cet ancien port industriel, nos vies s’écrivent au quotidien depuis 15 ans. Elles sont intrinsèquement liées à l’architecture des lieux dont nous disposons et leur pérennité dépend du bon vouloir des propriétaires et des pouvoirs publics.
Nous ne sommes prêt·es ni à quitter ces lieux, ni à sacrifier la liberté à laquelle nous avons travaillé. Avec tant d’autres, nous sommes tombé·es en amour des grues, des hangars, des jardins et des ruines, de tout ce qui témoigne d’une riche histoire industrielle, ouvrière, paysanne, souvent populaire. Raser, remplacer ces espaces reviendrait à nier une part essentielle de ce que ces endroits représentent.
Durant 15 ans, nous nous sommes emparé·es d’un morceau de Chalon que tout le monde imaginait disparaître et nous avons ouvert un horizon en repoussant les frontières de cette ville. Nous avons fait de ce port en déshérence un espace de rencontres et d’émancipation au sein duquel nous sommes tous·tes responsables du présent comme du futur. Ce lieu de création, de fête et de refuge s’est imposé peu à peu comme un laboratoire culturel et social ouvert sur Chalon. Nous travaillons à le rendre inclusif, tant en termes de programmation que d’accueil du public.
Nous créons des spectacles qui tournent en France et à l’international grâce à notre compagnie qui emploie une cinquantaine d’artistes et de technicien·nes chaque année. La vente de nos spectacles nous a sorti·es de la précarité tout en nous permettant d’ouvrir nos hangars à d’autres associations et au public. Nous gérons de manière autonome et bénévole un lieu de 1500 m² en bord de Saône, sur le site de l’ancien port de commerce. Chaque année, nous accueillons plus d’une soixantaine de projets de création et programmons une trentaine d’événements publics.
Mercredi, le 22 juillet 2026, un commissaire de justice est venu constater « l’occupation illégale » de notre lieu, annonçant par la même occasion que la CCI lançait une procédure administrative d’expulsion.
Nous demandons l’abandon immédiat des démarches d’expulsion, la réouverture d’un dialogue avec les différentes institutions : mairie, VNF, la préfecture, la CCI et le Grand Chalon afin d’obtenir la régularisation de notre situation à travers une convention d’occupation. Nous demandons à ces institutions un positionnement clair et public vis-à-vis de la Méandre.
Nous nous savons soutenu·es et reconnu·es par un grand nombre de structures institutionnelles et par autant d’organisations issues des milieux alternatifs. Nous faisons aujourd’hui le pari de rassembler l’ensemble de notre réseau, car les institutions culturelles et le monde alternatif sont complémentaires et doivent le rester tandis que l’œil du cyclone approche.
La Méandre Vivra, On Bougera Pas !
La pétition est là : https://c.org/XVBCRkK6DB
et le canal Signal pour les infos pendant Chalon dans la rue est ici : https://signal.group/#CjQKIDqboUHhqrggJtd6uL8l8JKL0yQ8ZZjxsciGZ3JAul7QEhASF2ZqXJl4hjxhqFDvC9U0

Dimanche soir lors d’une fête de soutien au Collectif La Méandre dans nos hangars en bord de Saône, un cordon de la police nationale a coupé l’accès en créant une zone de tension aux alentours de 1h30 du matin. Après l’arrivé de 15 camions de la CRS 83 (la compagnie de choc pour la région Auvergne-Rhône-Alpes) et un temps de temporisation et de négociation, nous avons invité le public à quitter les lieux dans le calme aux alentours de 4h30 du matin.
Pourtant, quelque minutes aprés l’évacuation totale du public, une partie des CRS sont intervenus sur le quai sans plus aucune possibilité de dialogue et sans sommation nous forçat à nous réfugier dans nos hangars et ont chargé, violenté et tenté d’arrêter les derniers membres du collectifs présent qui prenaient en charge une personne qui était en difficulté. Les CRS et les policier nationaux ont ensuite chargé, gazé et violenté les festivaliers rentrant chez eux ou tentant de rejoindre leurs véhicule jusqu’au bastion bas ou jusqu’au parking de la piscine.
Nous avons répertorier :
Vous êtes aussi nombreuxses à nous témoigner votre soutien et c’est actuellement le principal carburant qui fait tenir notre machine Méandre alors merci du fond du coeur !
Nous sommes unanimes, dimanche ce n’était pas du maintient de l’ordre mais une attaque policière, violente et répressive.
Depuis 15 ans, nous occupons les hangars du Port Nord de Chalon-sur-Saône et nous avons fait de ce lieu en déshérence un espace de création, de fête et un refuge qui s’est imposé peu à peu comme un laboratoire culturel et social ouvert sur la ville. Nous créons aussi des spectacles qui tournent en France et à l’international grâce à notre compagnie qui emploie une cinquantaine d’artistes et de technicien·nes chaque année. La vente de nos spectacles nous a sorti·es de la précarité tout en nous permettant d’ouvrir nos hangars à d’autres associations et au public.
Alors, qu’est ce qu’on fait là ?
Après 2 ans de lutte, ce Mercredi, le 22 juillet 2026, un commissaire de justice est venu constater « l’occupation illégale » de notre lieu, annonçant par la même occasion que la CCI s’apprêtait à lancer une procédure administrative d’expulsion.
Nous nous savons soutenu·es et reconnu·es par un grand nombre de structures institutionnelles et par autant d’organisations issues des milieux alternatifs. Nous faisons aujourd’hui le pari de rassembler l’ensemble de notre réseau, car les institutions culturelles et le monde alternatif sont complémentaires et doivent le rester tandis que l’œil du cyclone approche.
Alors aujourd’hui, nous venons encore une fois défendre ce qui nous appartient.
Ce que des hommes en costard veulent nous voler.
Ce qui nous appartient, c’est ce que nous avons construit, ici, toutes et tous ensemble.
Des espaces de libertés.
Des lieux qui nous ressemblent.
Des instants de bonheur.
De travail, d’amitié.
Des moments de vie.
La Méandre n’est pas à nous. La Méandre appartient à toutes celles et ceux qui sont venu danser une nuit, inventer un spectacle, faire groupe, rêver à d’autres mondes, au bord de la Saône.
C’est un lieu qui rassemble, qui donne de la force.
Et comme pour tant d’autres lieux dans le pays, c’est précisément cela qu’ils veulent nous voler.
Nous nous battons aujourd’hui et depuis 2 ans pour défendre cet endroit. Depuis 2 ans, malgré les promesses, aucun dialogue n’existe ! On nous ment tout en nous demandant de rester calmes, diplomates, pour que cette mort annoncée se fasse proprement. « Proprement » c’est le terme qui a été utilisé hier derrière ces grilles. Alors aujourd’hui nous affirmons haut et fort que nous ne mourrons pas proprement, et nous sommes nombreuxses !
Hier à la même heure nous étions derrière ces grilles. Avec le sous-préfet, le directeur du cabinet du Maire, le directeur régional de la DRAC, le directeur du renseignement territorial.
Tout le monde a réussi à bien tenir sont rôle. Nous, en étant les gentils occupants ouvert au dialogue, en essayant d’avancer et de s’insérer dans des projets qui pourraient exister. Eux en nous faisant miroité qu’au prix du passage d’une commission de sécurité on pourrait peut-être obtenir, …, quoi déjà? On ne le sais toujours pas.
On nous a accusé de faire « un déni de réalité », mais de quelle réalité parle-t-on ? Personne n’a de projet pour cette zone depuis 15 ans et la réalité c’est que nous, nous avons des projets, des projets que l’on concrétise et qui deviennent réalité, une réalité quotidienne, vécu, traversé par plein de gens. Et quand une personne qui travail au ministère « où on peu encore rêver » pour le citer, nous parle de ce déni de réalité, on comprends facilement que ce déni, c’est le leur. Ils nient l’énergie colossale déployée par les personnes qui sont prêtes à défendre ce lieu, ils nient la colère que leurs menaces font naître, ils nient le caractère essentiel et vital de la Méandre.
Hier derrière ces grilles, on nous a ouvert une porte en nous disant « venez ça va bien se passer », puis finalement on nous claqué la porte sur les doigts. Nous avons appris que la victoire obtenu au printemps dernier; celle qui concerne la préservation des hangars que nous habitons, venait d’être levé quelques heures plus tôt.
Les hangars vont être détruit, la Méandre avec.
Alors bien évidement que nous nous battrons jusqu’au bout !
A ce jour aucun des acteurs impliqués sur le futur du Port Nord n’a de proposition à nous faire. Nous sommes seul·es mais nous affirmons que si nos hangars doivent être détruits, nous en voulons d’autres !
Et ça tombe bien car au Port Nord, des hangars il en restera !
Dans le permis de démolition initial, deux hangars que nous n’occupons pas seront conservés comme vous pouvez le constater sur ce permis de démolition. La solution propre, nous l’avons trouvé, et à ce jour, c’est la seule sur laquelle nous sommes prêt.e.s à réfléchir.
Alors aujourd’hui, voilà nos exigences :
– Nous demandons à la Chambre du Commerce et de l’Industrie l’abandon immédiat des démarches d’expulsions entamées à noter encontre.
– Nous demandons, comme depuis le début, la réouverture immédiate du dialogue avec La Mairie, la CCI et VNF, et d’être consulté.e.s et associé.e.s lors de chaque prise de décision faites pour ce lieu.
– Nous demandons à la Mairie de Chalon-sur-Saône, un engagement public à trouver une solution acceptable, qui consisterai en un relogement et un soutien à l’aménagement de ces deux hangars qui n’entrent pas dans le permis de démolition, ainsi qu’un engagement à soutenir notre projet auprès de VNF.
Monsieur le maire, nous vous l’avons déjà dit, pas de port nord sans méandre !
Nous sommes des milliers, nous sommes puissant.e.s et nous refusons de céder nos espaces de liberté ! Rejoignez-nous.
La méandre vivra, Platret on était là avant toi !
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