Environ 3 fois par an, on publie une lettre d’informations de l’association Bure Zone Libre pour faire un peu le point sur ce qui s’est passé ces derniers temps dans la zone de Bure. Encore une fois, on a pas manqué de choses à dire pour cette nouvelle lettre tant le calendrier était chargé : expulsion de la Gare, enquête publique de la DAC, etc.
Mais voici sans tarder la lettre d’informations en entier et d’abord les liens de téléchargement :
Le sommaire de la lettre d’informations :
Le soleil est là et les hirondelles chantent dans la grange de la Maison de Résistance. Il s’est passé beaucoup de choses ces derniers mois. Certaines très belles, d’autres empreintes de rage et de tristesse, ou tout à la fois. L’Andra accélère le rythme : les dates de l’enquête publique de la Demande d’Autorisation de Création (DAC) ont été avancées, l’ancienne Gare de Luméville a été expulsée, des forages se mettent en place. Mais tout cela n’entame pas notre détermination. Au contraire, on continue de lutter, de se former politiquement, de construire des solidarités et de mettre des bâtons dans les roues de Cigeo ! Cette lettre, c’est aussi une invitation à la prochaine Assemblée Générale de BureZoneLibre, et on va commencer par ça !
L’Assemblée Générale annuelle de l’Association Bure Zone Libre aura lieu ce dimanche 14 juin à 14h à la Maison de Résistance. Comme d’habitude, on s’y raconte ce qui s’est passé à la Maison et à Bure cette année, on présente les différents rapports de l’association et on renouvelle le mandat de la collégiale. Toutes les personnes, adhérentes ou non, qui se sentent concernées de près ou de loin sont les bienvenues.
Elle sera suivie d’un goûter au soleil et d’une discussion. Les repas du midi et du soir seront prévus, et on terminera la journée avec la projection de Poubelle la Vie : un film de Bure AutoMedia datant de 2015 sur la lutte contre l’enfouissement des déchets nucléaire, l’avenir et les enjeux du monstre « projet CIGEO » imposé par les technocrates psychopathes de L’ANDRA et EDF.
N’hésitez pas à venir partager des moments de convivialité avec nous et à parler de ce qui s’est passé cette année, du futur de l’association et de la lutte contre CIGEO !
La collégiale de Bure Zone Libre
D es rencontres anti répression ont eu lieu à la maison de résistance le weekend du 14 mars 2026. Un monde nucléarisé amène forcement une gros disposition répressif, puisqu’il faut ‘protéger’, sécuriser ces installations particulièrement dangereuses. La répression et la surveillance ont un budget colossal qui ne fait qu’augmenter. Face à cela un temps a été proposé pour se former contre la répression, comprendre les outils de la police, nos droits face à ceux-ci et comment s’en protéger. Il s’agit de la seconde édition de ce temps consacré à l’anti-répression, la première avait eu lieu en 2025.
Une dizaine d’atelier (tables rondes, arpentages…) ont eu lieu et plus de 80 personnes sont passées à la maison. Un des points forts du weekend a été la Contre’Indic’Action organisée le samedi à la maison de résistance, des rencontres internationales sur les indics, la trahison et les stratégies d’infiltration dans l’histoire récente des mouvements. Le lendemain, la Contre’Indic’Action prenait place à Paris et un groupe s’est constitué lors de ces rencontres pour documenter et s’opposer à l’usage d’indic dans la surveillance.
C’est une triste nouvelle qu’on vous communique : la Gare telle qu’on la connaît, c’est fini… Pendant toutes ses années d’existence, la Gare été à la fois un lieu de vie, un lieu d’événements, un lieu majeur de l’opposition à CIGEO, un lieu d’expérimentation de modes de vie s’éloignant du capitalisme et des normes et de tant d’autres choses…
La Gare était sous la menace de l’expulsion depuis un moment déjà. Expropriée en octobre 2025, des recours juridiques et autres entourloupes avaient permis d’éviter l’expulsion pendant tout l’hiver. On a pu y papoter au coin du feu, regarder les étoiles et se balader dans la neige cet hiver encore, et voir ce terrain bariolé d’aubépines et de cabanes se réveiller avec le printemps.
Face à l’imminence de l’expulsion (nous avions ordre de q uitter les lieux à partir du 9 avril), un appel a été lancé : « Faisons dérailler l’expulsion », pour une semaine de résistance et de célébrations du 13 au 19 avril, à la Gare, avec une manifestation le dimanche 19. La Gare, refusant de se soumettre au calendrier des autorités, a appelé à être occupée une fois encore, à venir s’y rappeler les histoires de ce lieu, et mettre des bâtons dans les roues de la machine de l’État et de ses camions de Gendarmes Mobiles.
Malgré les contrôles policiers très présents et les déclarations du préfet Xavier Delarue (maintenant préfet dans l’Eure, désolé pour celleux de là-bas) qui annonçait un déploiement de 800 gendarmes mobiles, on a su partager un moment fort de rassemblement et de joie.
Le dimanche 19 avril, c’était la manif. La manif’ était multiforme : pour certain.es il s’agissait d’un départ choisi de la Gare, pour d’autres d’un moment symbolique et pour celleux qui voulaient y rester, l’occasion d’actions collectives. Animée par la force collective, la Gare s’est étendue jusque sur la route, avec son éolienne et son dôme, et de belles barricades pour les protéger. On a profité de ce dimanche pour planter de manière sauvage des patates, salades et aromatiques sur le terrain de l’ANDRA voisin de la Gare. Une partie des personnes présentes sont parties en manif jusqu’à Mandres-en-Barrois, sans heurts même si encadrée par les flics ; tandis que d’autre sont resté.es pour aider la Gare à s’étirer et la contempler sous le soleil.
Le retour en force des flics, de leurs camions, de leur Centaure, une fois la manif terminée vers Mandres, qui ont commencé à entourer la Gare, a donné le signal du départ, de la fin de l’occupation.
Dans sa communication, la préfecture dit qu’ils ne voulaient pas expulser à ce moment. Nous, on a du mal à gober ça. On pense que malgré l’immense dispositif policier demandé par le préfet, ils ont été débordés, et surpris.
En tout cas ils n’ont pas attendu bien longtemps pour amener des engins et des grilles autour et dans le terrain, le préfet Xavier Delarue et le directeur de l’ANDRA Patrice Torres en photo comme des enfants capricieux enfin satisfaits devant le bâtiment principal.
Nous sommes parti.es en beauté, en flammes, nous ne regrettons rien, et si c’est la fin de la Gare telle que nous la connaissons, ce n’est pas la fin de la lutte.
Nous avons aimé vivre et lutter sur ce terrain, et nous allons continuer à nous b attre ici pour que l’ANDRA et toute sa clique de pelleteuses et de nucléocrates ne puisse pas transformer la Meuse en leur – coûteux – terrain de jeu.
Très chère la gare, au revoir,
La gare, nous t’avons donc dit au–revoir.
Nous gardons en mémoire tout ce que tu représentes, tous les souvenirs, les symboles,
Nous chérirons dans nos cœurs nos souvenirs et quelques traces, telles que les ∞ ZINE qui ont été publiés au long de ce très long septembre infini.
Nous t’avons dit au revoir, mais pas adieu.
Certes, la fin de la gare comme lieu de vie est une douleur immense.
Mais ce n’est pas la fin de notre histoire, la Gare.
Ne crois pas que nous laisserons les travaux se dérouler sans encombre ni les trains CASTOR passer sur toi sans que ça déraille.
Tu nous manques fort,
À la prochaine.
C omme chaque année, l’Augustine accueillaient du monde à l’occasion des Journées Internationales des Luttes Paysannes le week-end du 17-18 avril. Entre soirée conviviale au bar, bourse aux graines, marché de producteur.ices, bal folk et frites délicieuses ; nous avons également pu assister à la présentation du collectif de maraîchage Les Germeuses, qui nous fournit en délicieux légumes, ainsi que l’association de sécurité sociale alimentaire Les Petits Pois, dont le but est de permettre de créer des solidarités afin que tous.tes aient accès à une alimentation chouette et accessible.
Le film ‘La Chanson de Jérôme’, racontant l’histoire d’un éleveur et militant de Saône-et-Loire abattu par un gendarme en 2017, a été projeté en présence de son réalisateur Olivier Bosson, suivi d’une discussion-débat. Des discussions passionnées sur les pratiques agricoles sur le thème «Le tracteur est il vraiment efficace ? L’agriculture produit-elle plus de calories qu’elle n’en consomme? Comment des hectares fantômes, ces territoires défrichés et exploités ailleurs, se retrouvent-ils à hanter nos productions locales ?» ont également eu lieu le samedi. Ces deux journées ont été riches en émotions et en partages d’autant plus qu’elles avaient lieu en parallèle de l’appel « Faisons dérailler l’expulsion » pour défendre l’ancienne Gare de Luméville. Elles ont été l’occasion de croiser diverses luttes et militant.es.
Ce 26 avril, c’était la commémoration des 40 ans de la catastrophe de Tchernobyl, désastre humain et écologique dont on peine encore à saisir et à faire reconnaître l’ampleur. La Coordination anti-nucléaire a décidé de marquer le coup par une action symbolique dans toute la France ces 25 et 26 a vril. Des panneaux « zone à évacuer en cas d’accident nucléaire » ont été posés sous les panneaux d’agglomérations et de villages autour de plusieurs centrales et installations nucléaires, visibilisant ainsi les zones d’exclusions (cad le périmètre immédiat entourant une installation nucléaire accidentée, dont l’accès est interdit et où toute résidence permanente est impossible à faire de la contamination radioactive rendant le territoire impropre à la vie humaine – et pas que). Cela permettait de rappeler aux autorités et aux populations les graves conséquences d’une catastrophe atomique sur les habitant.es et les territoires. Un communiqué de presse a été écrit et publié par la Coordination sur le site du Réseau Sortir du Nucléaire.
On a appris mi-mars dans un encart du Journal de la Haute-Marne que l’enquête publique concernant la Demande d’Autorisation de Création de CIGEO se tiendrait non pas en automne 2026 comme prévu initialement, mais… à partir de mai ! Une preuve de plus du mépris de l’État et de l’industrie du nucléaire pour les processus démocratiques (dont on sait déjà qu’ils ne sont qu’une façade pour rendre acceptable l’inacceptable) et les populations directement concernées.
La raison de cette accélération du calendrier de CIGEO est très simple : il faut que tout soit calé, que le décret soit signé et que les populations soient pacifiées avant les prochaines présidentielles ; il faut pouvoir dire que la question des déchets nucléaires qui s’amoncellent a trouvé sa solution définitive de stockage pour appuyer la relance de l’atome et continuer la fuite en avant du nucléaire.
On le sait déjà pourtant : dans ce dossier de DAC, rien ne va. Le dossier n’est clairement pas abouti ; il est d’ailleurs sans cesse actualisé, ce qui rend d’autant plus compliqué sa compréhension. Certaines instances n’ont toujours pas rendu leur avis, comme l’Office Parlementaire des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST), ainsi que le Haut Comité pour la Transparence et l’Information sur la Sûreté Nucléaire (HCTISN). Comment peut-on prendre ce dossier au sérieux dans ces conditions ?
Si leurs arguments et paperasses sont bancales et ne méritent pas notre considération, il ne faut pas oublier que l’État et ses lobbys ont le pouvoir de faire passer leurs dossiers en force. Pour dénoncer l’absurdité de ces processus et le mépris pour les personnes directement concernées par le projet, un rassemblement a été prévu à Bar-le-Duc le 19 mai.
Le matin, on s’est promené avec nos poubelles redécorées dans la ville de Bar-Le-Duc tout en tranctant et ensuite on s’est rassemblé place Reggio en face de la préfecture de la Meuse avec de quoi se restaurer et boire.
Cette journée du 19 mai n’est que la première pour dénoncer l’enquête publique qui dure jusqu’au 2 juillet et il y en aura d’autres tout le long du mois de juin pour manifester notre opposition à une des dernières validations administrative du projet CIGEO !
Le printemps meusien s’est fleuri de chantiers militants, et ce n’est pas terminé ! La réfection de la toiture de la grange de l’Affranchi·e à Mandres-en-Barrois suit son cours, à deux pas du laboratoire d’enfouissement de déchets nucléaires de l’ANDRA. Quelques mètres en dessous (de la toiture), un incroyable mur a été érigé pour soutenir une grande poutre du bâtiment. Dans le même temps, pleins de petits chantiers ont eu lieu dans la Maison de Résistance de Bure. Une fourmilière d’une cinquantaine de personnes activées malgré la perte de la Gare le mois dernier ! Voilà de quoi renforcer les bâtons dans les roues de CIGÉO.
La « surchauff’ », née d’un chantier fin 2024 et isolée en terre-sable-paille en septembre 2025, était presque terminée. Un enduit de finition a été posé après retouche de l’isolant. Une grande fresque inspirée des plus belles espèces locales a été peinte au mur.
Une fenêtre digne de ce nom a été également posée dans cette pièce.
La chaufferie de la maison fumera moins, désormais isolée de la surchauff’ pour éviter les remontées gastriques.
Une fenêtre a été posée dans une chambre, donnant une très belle vue sur le jardin. Au dessus de celle-ci, une pièce sous les toîts qui servait de stockage a été isolée pour en faire une vraie chambre avec vue sur la grange pour celleux qui n’ont pas le vertige.
La maisonette de jardin, qui servait à entreposer des outils de jardinage et de la sciure, a été isolée pour en faire une nouvelle chambre, raccordée à l’électricité. Un espace pour le matériel déplacé a été prévu à côté (une vraie cabane de jardin).
Il y a un an, un grand chantier avait réaménagé et rééquipé la cuisine de la Maison de Résistance. Il ne restait plus qu’à installer de nouvelles lumières au-dessus des plans de travail. C’est fait !
Raccords d’écoulement d’eau de pluie et projet d’aménagement de parking
Une gouttière sauvage se baladait autour de la maison, elle a été réinstallée de manière plus adaptée, avec un raccord plus propre aux cuves de récupération de l’eau de pluie installées il y a 20 ans autour de la maison.
Les chantiers chez nos voisin.es de l’Affranchi.e
Ces derniers mois, la grange de l’Affranchi·e à Mandres-en-Barrois (à 4 km de Bure) fait l’objet d’un rafraichissement délicat.
Des mezzanines pour entreposer du matériel agricole et d’événement ont été fabriquées.
La rénovation de la couverture (cad le toît), dont un tiers avait été faite l’année dernière, continue son chemin, avec des milliers de tuiles déplacées pour l’occasion. Le chantier rend cette grande pièce lumineuse par l’ouverture du toît et permet de l’apprécier sous un nouveau jour. À l’heure où nous écrivons ces lignes, ce chantier touche à sa fin. Un autre pourra avoir lieu l’année prochaine sur un dernier pan de toit avec l’espoir qu’il soit parmi les derniers travaux nécessaires sur la tête de cette immense grange.
Début mai, un groupe de compagnonnage ultra-rhénan, Axt und Kelle*, est venu pour concevoir et monter un mur au milieu de la grange. Sa fonction est de soutenir une importante poutre qui a pourtant été renforcée plusieurs fois dans l’histoire de cette grange. Le mur désormais érigé promet d’en finir avec cette poutre… et ce toît ! Danke schön, Axt und Kelle !
Et merci aussi à toutes les p ersonnes qui ont participé à ces chantiers. Des cuisinier·es qui ont dressé jusqu’à 80 assiettes, aux chauffeurs-dépanneurs, en passant par ceux qui n’avaient jamais touché un outil venus avec leur déter’, et celles expertes armées de patience pour transmettre du savoir-faire, sans oublier les chien·nes, félins et autres animaux humanoïdes qui font la chaleur par leur présence !
*Axt und Kelle = hache et truelle
La fin imminente de cette session de chantiers ne marque pas la fin de notre rage contre la poubelle atomique de Bure. Cette lutte et ces maisons de plus en plus accueillantes restent ouvertes à toutes les bonnes et mauvaises volontés qui souhaitent apporter leur grain de sable dans la machine nucléaire.
À très court terme, la prochaine étape est le chantier-école charpente/couverture du 1er au 14 juin à la Maison de Résistance. Vu l’engouement que suscite ce chantier-école, il est indispensable d’envoyer un mail à burezonelibre[at]riseup.net pour savoir s’il reste de la place. Si vous voulez venir dans tous les cas, d’autres petits chantiers de finition à la Maison de Résistance pourront avoir lieu aussi.
18 mai-2 juillet : enquête publique sur la DAC de CIGEO
1er au 14 juin : chantier-école charpente/couverture à BZL
+ d’infos sur bureburebure.info
14 juin : Assemblée Générale de BZL à la Maison de Résistance
26 juin à 17h : Action de fin d’enquête publique lors de la dernière permanence qui se tiendra à Bure
3-5 juillet à Fromental (87) : 13es JOURNÉES D’ÉTUDE d’ARRÊT DU NUCLÉAIRE
https://www.sortirdunucleaire.org/13es-JOURNEES-D-39-ETUDE-d-ARRET-DU-NUCLEAIRE
14 au 16 août : les Bure’lesques 2026
+ d’info sur https://burefestival.org
Octobre : Infotour sur la lutte à Bure dans le Sud-Est
Un infotour est en préparation dans le quart sud est de la France, en octobre. Si vous connaissez des lieux ou des personnes qui pourraient être intéressé.es par nous accueillir, envoyez nous un mail à burezonelibre@riseup.net ou appelez nous au 0954105711 (tel maison)
9-16 juin 2027 : événement décolonial à la Maison de Résistance
https://bureburebure.info/orga-dun-evenement-antiraciste-et-decolonial-a-bure/
———————————————————————————————————————–
Pour avoir plus d’infos sur le programme à venir, n’hésitez pas à consulter régulièrement les sites
bureburebure.info _ stopcigeo-bure.eu _ cedra52.jimdo.com
Pour tout renseignement vous pouvez envoyer un mail à burezonelibre@riseup.net ou téléphoner au
09.54.10.57.11
Il est également toujours possible de venir à la maison de résistance le temps d’un café, d’une
journée, d’une semaine ou d’un mois… !
Si vous voulez faire un don par virement sur le compte
Bure Zone Libre FR76 1027 8020 0100 0204 1640 115,
n’oublie pas d’indiquer si vous souhaitez un reçu fiscal avec votre adresse (postale ou mail) pour vous l’envoyer.
Si vous voulez renouveler votre adhésion à l’association Bure Zone Libre, nous envoyer un don, des cartes postales, des questions, voire entretenir une relation épistolaire, l’adresse pour nous écrire ne changera jamais !
2 rue de l’église, 55290, Bure
06/06/2026
La dernière lettre d’info date de trop longtemps. Vous l’attendiez et "mieux vaut tard qu’encore plus tard" comme parfois on dit ici. Lire la suite